Archive de la catégorie ‘EGYPTE’

DIEU SOBEK A TETE DE FAUCON

Mardi 29 janvier 2008

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DIEU SOBEK A TETE DE FAUCON                                        33X13 cm

Sobek, dieu de la fertilité

Sobek est le fils de la déesse aquatique Neith, son statut de dieu de l’eau et de l’inondation le fait adorer partout dans le delta du Nil, le Fayoum et surtout à Kôm Ombo (sanctuaire principal) où il a Hathor pour épouse.

Maître des eaux, dieu qui irrigue les champs, il est aussi associé à la fertilité.

La présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l’annonce d’une crue favorable aux récoltes.

En cette cité, comme dans d’autres villes consacrées à Sobek, un ou plusieurs crocodiles sacrés étaient entretenus. À leur mort, ils étaient embaumés. Des momies de crocodiles ont été retrouvées dans une nécropole proche.

En revanche, Hérodote signale que les habitants de la région d’Éléphantine tenaient si peu les crocodiles pour sacrés qu’ils les mangeaient. Il n’y a désormais plus de crocodiles dans cette partie du Nil, la construction du Haut barrage d’Assouan leur en interdisant l’accès.

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DEESSE LIONNE SEKHMET

Mardi 29 janvier 2008

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DEESSE LIONNE SEKHMET 30X10 cm

 

Sekhmet (la puissante) est une déesse de la mythologie égyptienne. Elle est représentée par une femme à tête de lionne portant le disque solaire ; de sa bouche de lionne sortent les vents du désert.

Déesse guerrière personnifiant les ravages du soleil, elle est l’instrument de la vengeance de Rê contre l’insurrection des hommes. Son corps brûlant et ses flèches incandescentes détruisent les ennemis du roi.

Elle apporte les maladies par ses miasmes (entre autre durant les cinq derniers jours de l’année, avant le retour de l’année Nouvelle). Afin d’éviter qu’elle ne tue tous les humains, Rê dut lui faire préparer un breuvage spécial d’alcool coloré de rouge pour apaiser sa soif de sang. De cette façon, elle est remplacée par Hathor. C’est cette histoire qui était répétée lors d’un festival de l’ancienne Égypte où l’alcool était consommé de façon délibérément excessive .

Cependant, l’initié peut gagner ses faveurs à condition de vaincre ses propres peurs ; car malgré sa violence, la déesse a le pouvoir de guérison, ce qui l’a consacrée déesse des médecins.

Elle est épouse de Ptah et mère de Néfertoum dans la triade Memphite.

La déesse chatte Bastet s’identifie parfois à Sekhmet.

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HAPIS ,APIS , Hâpi

Mardi 29 janvier 2008

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HAPIS

 

Apis, ou Hapis ou Hâpi (Religion égyptienne) – Sous le nom d’Apis (Hâpi) et sous la forme d’un taureau, les Egyptiens adoraient le dieu solaire en tant que doué de la propriété d’engendrer de lui-même en lui-même les divinités destinées à animer, à personnifier les phases successives de sa course diurne et nocturne. C’est, en effet, avec l’hiéroglypheHAPIS ,APIS , Hâpi  dans EGYPTE btlang du taureau que s’écrit le mot fécondateur. Le dieu taureau était adoré à Memphismonu dans STATUETTE sous le nom d’Apis et à Héliopolismonu sous le nom de Mnévis. Au point de vue de la symbolique, on voit que l’expression courante Boeuf Apis est un absolu contresens. Apis est représenté ou par un taureau ou par un homme à tête de taureau, coiffé du disque solaire. On choisissait le taureau dédié à Apis, qu’on reconnaissait à divers signes particuliers : il devait être noir par tout le corps et avoir sur le côté droit une marque blanche semblable au croissant de la Lune. La durée de sa vie était limitée à 25 ans. Au bout de ce temps, les prêtres le noyaient solennellement dans le Nil. Tous les animaux ainsi mis à contribution pour symboliser les facultés divines après avoir été l’objet d’un culte de leur vivant l’étaient encore, après leur mort, soigneusement embaumés.

 

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PYRAMIDE EMPILABLE

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PYRAMIDE EMPILABLE                       24X20 cM

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KAROMANA ET AMON

Mardi 29 janvier 2008

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STATUE ADORATRICE KAROMANA 30X11 cm

AMON DEBOUT SUR SOCLE 30X11 cm

Amon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien. Son nom Imen, « le Caché » ou « l’Inconnaissable », traduit l’impossibilité de connaître sa « vraie » forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, « Amon aux noms multiples ».

Avec sa parèdre Imenet, il fait partie des entités divines de l’Ogdoade d’Hermopolis.

Sous la forme d’une oie, l’un de ses animaux symboliques, il pondit l’œuf primordial d’où sortit la vie. Sous la forme d’un serpent, il fertilisa l’œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales. Les textes des pyramides le mentionnent parmi les divinités protectrices du roi défunt et, au Moyen Empire, il prend une place prépondérante dans la région de Thèbes, où il finit par supplanter Montou. Les théologiens thébains lui assignent une nouvelle parèdre, Mout, et un fils, le dieu lunaire Khonsou, avec lesquels il forme la triade thébaine.

À partir de la XIe dynastie, il s’impose comme dieu dynastique, et l’avènement des Amenemhat ( « Imen est en tête ») de la XIIe dynastie fera de lui le roi des dieux, « seigneur des trônes du Double Pays ».

Pendant la XVIIIe dynastie, Amon devient la divinité nationale par excellence, l’unificateur de l’Égypte qui a permis la victoire d’Ahmosis sur les envahisseurs Hyksôs. Il est alors associé à Rê, dieu Soleil d’Héliopolis, et devient le dieu cosmique Amon-Rê, « l’éternel, le seigneur de Karnak, créateur de ce qui existe, maître de tout, établi durablement en toutes choses ».

 

 

Amon

Sa figuration traditionnelle est celle d’un homme coiffé de la couronne portant deux hautes plumes verticales, les chairs peintes en bleu[4]. On le représente également la peau brune, plus rarement, ou noire, d’où son assimilation à Min, le dieu de Coptos.

 

Il est associé à l’oie-smn, sans doute par analogie phonétique, et au bélier-šft. Ainsi, devant l’entrée de son temple de Karnak s’étend une allée de sphinx criocéphales (ou criosphinx), symboles de sa puissance procréatrice. Il est aussi mis en rapport avec le dieu de Coptos sous le nom Amon-Min dans lequel il s’incarne en divinité de la fécondité. À côté de cet Amon dynastique, inaccessible au commun des mortels, il existe un Amon ressenti comme moins distant et prêtant une oreille attentive aux pauvres, aux malades et aux femmes enceintes, qui peuvent l’approcher lors des grandes festivités religieuses.C’est à l’époque archaïque que l’Amon égyptien est assimilé à la divinité grecque Zeus. Ce sont les Cyrénéens qui le feront connaître au monde grec en tant que Zeus Ammon. Son sanctuaire oraculaire à l’oasis de Siwa, est le troisième en importance après Delphes (consacré à Apollon) et Dodone (consacré à Zeus). Alexandre le Grand s’y est fait proclamer fils d’Ammon-Zeus .

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PROFIL DE TOUTANKHAMON

Mardi 29 janvier 2008

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PROFIL DE TOUTANKHAMON 20X14

 

 

Toutânkhamon (né v. -1345, mort en -1327) est le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Manéthon l’appelle Toutânkhamon (Chébres). Sa date de début de règne est l’objet de controverses parmi les égyptologues.On situe son règne aux alentours de -1336 / -1335 à -1327[1].

Lorsque, le 4 novembre 1922, l’archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutânkhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain, au règne bien effacé, l’occasion unique d’entrer dans l’histoire.

Toutânkhaton de son nom de naissance, serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit dans le cercle de la famille royale. Son nom signifie « L’image vivante du dieu Aton », c’est-à-dire une réincarnation terrestre d’Aton.

La filiation de Toutânkhaton reste un mystère. Sa mère est-elle une simple épouse du harem royal, ou bien est-elle Tiyi, la grande veuve royale du pharaon Amenhotep III, ou encore Kiya mystérieuse épouse secondaire d’Amenhotep IV, connu aussi sous le nom d’Akhénaton, ou, comme il est admis aujourd’hui par une grande majorité de spécialistes, est-il le fils d’Amenhotep IV et de la reine Néfertiti ?

Ses origines restent donc très obscures, d’autant plus que durant le règne d’Horemheb, un de ses successeurs, son nom et celui des souverains amarniens précédents sont effacés.

En l’an-1338, Akhénaton meurt d’une éprouvante maladie ; lui succède une reine du nom de Ânkh-Khéperourê, reconnue aujourd’hui comme la sœur ainée de Toutânkhamon, Mérytaton. Elle disparaît rapidement (pour des raisons inconnues) et Toutânkhaton monte sur le trône de la Haute et Basse-Égypte, bien qu’il ne soit encore qu’un enfant de neuf ans. Il est légitimé en épousant[2] Ânkhésenpaaton, née à la fin de l’an VII d’Akhénaton, la troisième fille de Néfertiti et d’Amenhotep IV, qui sera son épouse royale sous le nom de Ânkhésenpaamon.

Trop jeune pour régner, c’est le divin père Aÿ et le général Horemheb qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire. La contre-réforme est puissamment amorcée. Sous l’influence des prêtres et thuriféraires de l’ancienne religion, qui le manipulent, l’enfant-pharaon renoue avec les traditions et prend le nom de Toutânkhamon, signe d’Amon, le dieu excommunié rétabli, tandis que son épouse devient Ânkhésenpaamon. Conversion strictement politique ? Ils lui font restaurer le culte Amonien et quitter Akhetaton pour retourner à Thèbes puis à Memphis, qui redevient la capitale de l’empire. Cependant, il ne semble pas que le couple royal ait abandonné totalement la religion atonienne comme en témoigne le trône où l’on peut apercevoir le disque solaire Aton tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.

Toutânkhamon établit la restauration des temples endommagés sous l’épisode amarnien et se fait ériger à l’ouest de Thèbes un nouveau temple. Il n’a pas le temps de se faire construire sa demeure d’éternité, disparaissant brusquement en -1327, à dix-huit ans[3], par maladie, accident ou sous les coups d’un assassin, sans avoir pu affermir son pouvoir. Sans héritier, avec lui disparaît la lignée Ahmosis. Il est enseveli à la hâte dans une petite tombe qui n’avait pas été construite pour lui. La tombe initialement prévue pour lui allait devenir celle de son successeur Aÿ.

Une « légende », aussi attribuée à Mérytaton (et avec plus de certitude), fait que sa veuve, Ânkhésenpaamon, supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils, pour monter sur le trône, ce qu’il accepta en faisant partir le prince Zannanzach (ou Zananza) qui n’arriva jamais. On ne sait pas ce que devient la veuve, certains avancent un mariage avec son successeur Aÿ qui succéda au jeune pharaon.

Au bout de soixante-dix jours, on l’inhume selon les rites funéraires royaux dans sa maison d’éternité : momification, masque mortuaire, cercueils et sarcophages, quadruples vases canopes pour les viscères, mobilier et objets funéraires, jouets et souvenirs du pharaon enfant.

Sur les raisons de sa mort, nous ne savons rien si ce n’est que l’examen de sa momie a révélé une blessure au bas du crâne qui pourrait laisser supposer qu’il n’est pas mort d’une mort naturelle. Certains vont même jusqu’à avancer que son décès aurait été provoqué par des coups reçus à l’arrière du crâne par quelqu’un agissant sur l’ordre d’un de ses deux successeurs. Les derniers indices relevés lors d’un examen au scanner de la momie, en février/mars 2005, écartent la piste d’un coup sur la tête et laissent supposer qu’il serait mort des suites d’une infection généralisée provoquée par une plaie au niveau des jambes (il existe une fracture de l’extrémité inférieure du fémur gauche, avec des signes d’infection locale à la tomodensitométrie). La cause de sa mort demeure toutefois toujours mystérieuse à ce jour (blessure consécutive à un accident, à une tentative de meurtre ou à un combat)…

Deux momies d’enfants (un avorton de sept mois et mort-né atteint de spina bifida) ont été retrouvés dans sa tombe.

Depuis le 4 novembre 2007, sa momie est installée dans une vitrine la protégeant de l’humidité et révèle pour la première fois le visage du roi au public.

Trésor de Toutânkhamon

Le fabuleux trésor retrouvé dans la tombe de Toutânkhamon, qui est l’une des seules sépultures à avoir été découverte intacte, et alors même qu’il s’agit d’un pharaon insignifiant, laisse augurer de la richesse des autres tombeaux dans leur état d’origine, à jamais perdu.

Selon le journal de Carter, la tombe de Toutânkhamon recelait 171 objets[4] : du mobilier, dont un splendide trône, plusieurs lits, dont un surprenant lit aux deux longues vaches dorées, qui témoignent d’une habileté technique rarement égalée dans la suite des temps[5] ; des bijoux; des statuettes, têtes et masques ; des cannes (environ 130), des vases, des éventails, etc .

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RAMSES

Mardi 29 janvier 2008

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RAMSES EN ARMES                      26X06 cm

 

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Fille de Néfertiti

Mardi 29 janvier 2008

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Fille de Néfertiti                  20X12 cm

 

Cette tête de princesse séduit par sa jeunesse et par sa grâce souriante. Le visage, d’une grande finesse.

Cette tête, par la perfection de son modelé, appartient sans aucun doute à la fin du règne d’Aménophis IV (Akhnaton – 1370-1352 av. J.-C.).

 

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ABOU SIMBEL

Mardi 29 janvier 2008

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ABOU SIMBEL, SITE DE NUBIE                                            33X14 cm

Abou Simbel est un site archéologique de Basse-Nubie sur la rive gauche du Nil dans la région d’Assouan mondialement connu. De l’ancienne ville subsistent presque intacts deux temples que Ramsès II (XIXe dynastie) fit creuser dans le grès de la montagne occidentale, face au Nil. Le grand temple, précédé de quatre colosses assis représentant le pharaon, était consacré à Rê, Amon et Ramsès. Le petit temple ou temple d’Hathor est précédé de six statues debout figurant le pharaon et sa femme Néfertari. Menacés d’être submergés en raison de la construction du haut barrage d’Assouan, ces temples ont été découpés bloc par bloc et remontés 64 m au-dessus de leur emplacement primitif sur un escarpement artificiel (1963-1968) à la suite d’une campagne de protection lancée par l’Unesco.

 

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HORUS

Mardi 29 janvier 2008

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DIEU FAUCON HORUS COURONNE 31×20 cm

Horus est l’appellation grecque d’une des plus anciennes divinités égyptiennes, le dieu faucon ḥr, dont le nom signifie probablement Celui qui est au-dessus ou Celui qui est lointain. Le culte d’Horus remonte sans doute à la préhistoire, car la liste royale du papyrus de Turin qualifie de Suivants d’Horus les rois légendaires qui gouvernèrent l’Égypte après le règne des dieux. Aux débuts de l’époque historique, le faucon sacré est figuré sur la palette du roi Narmer et dès lors il sera constamment associé à la monarchie pharaonique.

Un dieu complexe

Horus est un dieu à multiples facettes, au point qu’on s’est demandé si le nom ne désigne pas en fait des divinités distinctes :

  • Il est le faucon céleste dont l’œil droit est le soleil et l’œil gauche la lune. C’est sous cet aspect qu’il recevait un culte à Nekhen, l’Hiérakonpolis grecque.
  • À Héliopolis, il était vénéré en tant que Horahkty, l’Horus de l’Horizon, concurremment avec Rê. En tant que tel, il était à la fois le soleil du matin et le soleil du soir. Dans les Textes des Pyramides, le roi défunt ressuscite sous cette apparence de faucon solaire. Par un syncrétisme fréquent dans la religion égyptienne, Horakhty finit par fusionner avec le démiurge héliopolitain, sous la forme de Rê-Horakhty.
  • Dans le mythe osirien enfin, Horus est le fils d’Osiris et d’Isis. Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d’une union, grâce aux efforts conjugués d’Isis et de Nephtys. C’est de cette union miraculeuse que naît Horus l’Enfant, que les Grecs appelleront Harpocrate, ou Harsiésis, Horus fils d’Isis.

Pour venger la mort de son père Osiris, Horus affronte son oncle Seth, le bat et reçoit le trône d’Égypte en héritage. D’où son surnom de « vengeur de son père ». Il est par-là même le premier des pharaons. Cependant, sa légitimité sera sans cesse contestée par Seth. Lors du combat qui l’oppose à Seth, Horus perd son œil gauche, qui est reconstitué par Thot. Appelé Oudjat, cet œil, que les Égyptiens portèrent sous forme d’amulette, possédait des vertus magiques et prophylactiques.

À l’opposé donc de Seth, qui représente la violence et le chaos, Horus pour sa part incarne l’ordre et, tout comme pharaon, il est l’un des garants de l’harmonie universelle ; cependant, il ne faut pas réduire la théologie complexe des Égyptiens à une conception dualiste du Bien et du Mal, car, dans un autre mythe, Seth est l’auxiliaire indispensable de Rê dans son combat nocturne contre le serpent Apophis. Bien et mal sont des aspects complémentaires de la création, tous deux présents en toute divinité. (Voir Personnification du principe du mal).

Quels que soient son aspect et son rôle – faucon céleste, dieu créateur ou fils d’Osiris – Horus est le dieu dynastique par excellence. Depuis Narmer, le roi porte le nom dit d’Horus. Il s’agit du premier élément de la titulature pharaonique, du ren maâ, le nom authentique par lequel pharaon définit sa nature. Sous les trois premières dynasties, le nom d’Horus s’inscrivait dans un rectangle surmonté de l’oiseau sacré, le serekh, dont le registre inférieur représente la façade stylisée du palais royal. La signification du serekh est évidente : le roi dans son palais est l’Horus terrestre, à la fois l’incarnation du dieu et son successeur légitime sur le trône d’Égypte. À partir de Kheops, la titulature royale est augmentée d’un autre titre, le nom d’Horus d’or, dont l’interprétation est toutefois incertaine.

Les « quatre fils d’Horus » sont des divinités inférieures représentées sur les vases canopes :

Amset (à tête d’homme) ; Hâpi (à tête de babouin) ; Douamoutef (à tête de chacal) ; Kébehsénouf (à tête de faucon).

Seth et Horus, une lutte sans fin

 

 

À Horus, fils et héritier d’Osiris, la couronne d’Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s’en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.

Quatre-vingts ans s’écoulent pourtant sans que le débat ait progressé. Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apophis (le dieu serpent qui est depuis toujours l’ennemi de Rê). Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C’est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s’adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.

Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Khépri. Seth, furieux, s’y oppose et ordonne que les débats se fassent en l’absence d’Isis. Mais c’était compter sans la ténacité de la déesse.

Elle se réintroduit dans l’enceinte du tribunal sous les traits d’une belle jeune femme qui ne manque pas d’attirer rapidement l’attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s’égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d’Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l’imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.

Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l’eau pourra devenir roi. Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s’attire au final le mécontentement des deux protagonistes : les trois dieux se déchirent en violentes disputes.

Rê, désespérant d’assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d’un banquet. Mais une fois encore, Les luttes ne cessent de se multiplier. Seth va même jusqu’à essayer de rendre Horus indigne du pouvoir aux yeux des autres dieux en se masturbant sur les cuisses de son neveu. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu’il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l’Égypte. Les dieux, bousculés par tant d’autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n’est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.

Les six dieux-rois sont

  1. Rê,
  2. Shou,
  3. Geb,
  4. Osiris,
  5. Horus,
  6. Thot (incertain).

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